Le bonus de bienvenue casino en ligne en 2026 : pourquoi cette page n’a pas de palmarès à publier
État des données au 7 novembre 2026 · vérification croisée avec la liste des opérateurs agréés et la liste noire de l’ANJ.

La question que pose la requête, « quel est le meilleur bonus de bienvenue casino en ligne », suppose une offre qu’aucun opérateur agréé en France n’a le droit de formuler. Les jeux de casino en ligne (machines à sous, roulette, blackjack, baccarat) ne relèvent d’aucune verticale agréée par l’ANJ : seules les paris sportifs, les paris hippiques et le poker (jeux de cercle) ouvrent droit à un agrément. Le reste tombe sous le coup du blocage administratif. Une page honnête sur le sujet ne peut donc pas dresser un classement de « meilleurs bonus » comme si l’offre existait : elle explique ce qu’est un bonus de bienvenue, pourquoi il ne peut pas être légalement proposé en France, quelles marques le proposent malgré tout depuis l’étranger, et ce que la situation coûte concrètement à la personne qui clique.
Table des matières
- Anatomie d’une promotion de bienvenue dans un casino en ligne
- Pourquoi la question reste sans réponse en France
- La liste noire de l’ANJ : ce qui est bloqué et pourquoi
- Le calcul des domaines bloqués par marque
- Les cinq marques les plus discutées sur les forums francophones
- Le statut légal d’un bonus de bienvenue proposé depuis l’étranger
- Les protections dont le joueur français est privé sur ces sites
- Jeu responsable : ce que la mécanique d’un bonus peut déclencher
- L’alternative légale : ce que les opérateurs agréés proposent réellement
- L’illusion du « meilleur bonus » et ce qu’elle révèle
- Comment vérifier soi-même le statut d’un site
- Foire aux questions
Anatomie d’une promotion de bienvenue dans un casino en ligne
Un bonus de bienvenue est le package qu’un opérateur crédite sur le compte d’un nouveau joueur après son premier dépôt — rarement gratuit, presque jamais sans condition. Le schéma classique combine trois éléments qu’il faut distinguer avant de regarder un chiffre.

Le premier est le pourcentage de correspondance : l’opérateur promet d’ajouter X % du dépôt, souvent entre 50 % et 200 %, jusqu’à un plafond exprimé en euros. Un 100 % jusqu’à 500 € signifie que pour 500 € déposés, l’opérateur crédite 500 € supplémentaires ; au-delà, le plafond s’applique.
Le second élément est l’exigence de mise (wagering requirement) : le bonus, parfois même le dépôt, doit être rejoué un certain nombre de fois avant que le retrait ne devienne possible. Un wagering de 35× sur 500 € de bonus représente 17 500 € de mises à effectuer avant de pouvoir retirer un éventuel gain issu du bonus. C’est le chiffre qui fait toute la différence entre une offre publicitaire et une offre coûteuse.
Le troisième élément est l’expiration : un bonus non joué dans le délai imparti (souvent 7 à 30 jours) est annulé, bonus et gains dérivés avec. Viennent ensuite des conditions annexes qui pèsent autant que les trois premières : mise maximale par tour (souvent 5 €), exclusion de certains jeux à forte contribution, plafond de retrait sur les gains issus du bonus, vérification d’identité préalable au retrait.
Ces mécanismes existent parce que le bonus n’est pas un cadeau : c’est un prêt promotionnel gagé sur le comportement de jeu. Le joueur ne le voit que lorsqu’il essaie de retirer.
Pourquoi la question reste sans réponse en France
Le régime français des jeux d’argent repose sur un monopole gradué : l’ANJ (Autorité nationale des jeux) délivre des agréments, mais uniquement pour trois verticales en ligne — les paris sportifs, les paris hippiques et les jeux de cercle (poker). Les jeux de casino (slots, roulette, blackjack, baccarat, live dealer) ne sont pas licenciables pour un opérateur privé. Cette exclusion n’est pas nouvelle, mais elle est revenue sur la table en 2026 après l’abandon d’un projet de légalisation le 28 octobre 2024.

La liste officielle des opérateurs agréés par l’ANJ, consultée le 17 septembre 2026, compte 17 entités juridiques et 22 noms de domaine en .fr, répartis sur les trois verticales seulement. Aucune entrée ne mentionne « casino en ligne » comme catégorie. Les noms familiers aux joueurs français (Winamax, PMU, Betclic, PokerStars, Bwin, Bet365, Netbet, Genybet, Betsson) figurent tous sur cette liste, et tous sont cantonnés aux paris et au poker.
L’absence d’agrément a une conséquence simple : aucun opérateur basé en France ou ciblant spécifiquement le marché français sous agrément ne peut proposer un bonus de bienvenue sur des jeux de casino. La promotion que la requête décrit n’existe donc pas dans l’espace légal français.
La liste noire de l’ANJ : ce qui est bloqué et pourquoi
Ce que la requête désigne comme « casino en ligne » existe pourtant en pratique, mais hors du cadre agréé. L’ANJ maintient une liste noire publique des sites de jeux d’argent illégaux bloqués par décision administrative, distribuée sous forme de fichier CSV avec les colonnes SITE ; URL ; DATE DE LA DECISION.
Le fichier, lu le 17 septembre 2026, contient 4 845 lignes. Une même marque apparaît généralement en plusieurs lignes : domaine nu, variante « www », miroirs successifs au fur et à mesure que l’opérateur rouvre sous une autre URL après chaque blocage. Cette structure explique pourquoi un « site bloqué » peut revenir en quelques semaines sous une adresse différente, et pourquoi les chiffres de domaines et de marques ne se confondent pas.
La page officielle de l’ANJ précise que la liste est non exhaustive : l’absence d’un site ne signifie pas qu’il est autorisé, simplement qu’il n’a pas encore fait l’objet d’une décision de blocage. C’est une nuance qu’un lecteur doit garder en tête avant de considérer un site comme « autorisé par défaut ».
Le calcul des domaines bloqués par marque
L’unité « marque bloquée » ne se confond pas avec l’unité « domaine bloqué ». Pour une même marque, le nombre de domaines varie de 7 à 116 dans les cas les mieux documentés du fichier CSV.
| Marque | Domaines bloqués | Première décision | Décision la plus récente |
|---|---|---|---|
| Alexander Casino | 12 | 13/11/2024 | 19/02/2026 |
| Betify | 46 | 04/03/2024 | 26/05/2026 |
| MyStake | 10 | 13/06/2022 | 26/04/2023 |
| LeonBet | 116 | 15/12/2023 | 20/11/2025 |
| Lucky Treasure | 7 | 14/06/2023 | 11/04/2024 |
La lecture de ce tableau va au-delà du comptage : LeonBet illustre le cas d’un opérateur qui multiplie les miroirs (116 domaines pour une seule marque, soit dix fois plus qu’Alexander Casino), ce qui traduit une stratégie de contournement actif du blocage. MyStake, au contraire, présente un profil plus calme : 10 domaines, et des décisions qui s’arrêtent au 26 avril 2023, signe que l’opérateur n’a pas rouvert massivement de miroirs depuis. La durée de la période entre la première et la dernière décision donne aussi une indication : Lucky Treasure s’étend sur dix mois, Betify sur plus de deux ans, ce qui suggère des efforts inégaux de maintien en ligne.
Le chiffre global de la page officielle de l’ANJ, repris par plusieurs sources secondaires, s’établit à 427 domaines de jeux illégaux au 1er avril 2026. Ce nombre porte sur les domaines actuellement listés, et diffère du décompte cumulatif (506 actes administratifs et 2 365 URL depuis mars 2022 selon les chiffres officiels). Les deux mesures ne sont pas comparables terme à terme : l’une est un instantané, l’autre un cumul.
L’écart entre 4 845 lignes du fichier CSV et 427 domaines publiés tient à la structure même du fichier : une marque apparaît en plusieurs lignes (domaine nu, www, miroirs), et toutes les lignes ne sont pas simultanément actives. Pour un joueur, le chiffre utile est celui des domaines qu’il faut éviter de charger, pas celui des lignes administratives.
Les cinq marques les plus discutées sur les forums francophones
Cinq noms reviennent avec régularité dans les discussions de joueurs francophones cherchant un « casino en ligne avec bonus de bienvenue ». Tous figurent sur la liste noire de l’ANJ. Aucun ne dispose d’un agrément pour proposer des jeux de casino à des joueurs basés en France.
Alexander Casino : un opérateur récent sous surveillance
Alexander Casino apparaît dans le fichier CSV de l’ANJ sous le libellé « ALEXANDER CASINO », avec 12 domaines bloqués : alexander-casino.bet, Alexander Casino, alexander-casino.org, alexanderbonus.com, alexanderbonusplay.com, et six autres. La première décision de blocage date du 13 novembre 2024, la dernière du 19 février 2026, ce qui place l’opérateur dans une fenêtre d’activité récente.
La multiplication des domaines « alexanderbonus » et « alexanderbonusplay » suggère que la marque a bâti une partie de sa stratégie d’acquisition autour du mot-clé « bonus », captant précisément le trafic des recherches du type « bonus de bienvenue casino ». Pour le joueur qui tape cette requête, Alexander Casino est statistiquement l’une des premières portes auxquelles il est exposé, ce qui rend d’autant plus importante la mention du blocage.
Le verdict sur Alexander Casino tient en une phrase : la marque n’a pas d’agrément pour proposer des jeux de casino à des joueurs français, et le bonus qu’elle met en avant n’a pas de cadre légal en France. Le joueur qui s’y inscrit ne bénéficie d’aucune des protections qu’un opérateur agréé doit offrir — IVJ non appliqué, médiation ANJ impossible, recours juridiques limités.
Betify : la marque au plus grand nombre de miroirs
Betify cumule 46 domaines bloqués dans le fichier CSV de l’ANJ, sous le libellé « BETIFY » : betify-casino-officiel.com, Betify-casino.com, betify-casino.fr, betify-fr.fr, betify-france.app, betify-france.casino, et quarante autres. La première décision de blocage date du 4 mars 2024, la dernière du 26 mai 2026, ce qui représente plus de deux ans d’efforts de contournement.
Le suffixe « -france » et la déclinaison « -fr » sur plusieurs domaines montrent une stratégie explicite de ciblage du marché francophone. Pour un joueur français qui cherche « casino bonus de bienvenue France », Betify optimise sa visibilité. C’est précisément ce ciblage qui justifie les blocages répétés de l’ANJ.
Le verdict sur Betify rejoint celui d’Alexander Casino sur le fond : pas d’agrément, pas de protection. La différence est quantitative : avec 46 domaines bloqués, Betify illustre l’ampleur industrielle que peut prendre un opérateur offshore face à un blocage administratif, et l’énergie qu’il consacre à maintenir son accès au marché français.
MyStake : un cas plus ancien, moins actif
MyStake figure dans la liste noire sous le libellé « MYSTAKE » avec 10 domaines bloqués : fr.mybetstake.com, my-stake.casino, my-stake.fr, mybetstake.com, Mystake.bet, mystake.cc, et quatre autres. La première décision de blocage date du 13 juin 2022, la dernière du 26 avril 2023.
Cette fenêtre de décisions courtes (un peu plus de dix mois) peut s’interpréter de deux manières. Soit l’opérateur a renoncé à rouvrir des miroirs après avril 2023, soit il a migré vers d’autres marques non listées. La liste noire étant explicitement non exhaustive, l’interprétation prudente est la seconde : MyStake reste probablement accessible aux joueurs français via des canaux qui n’ont pas (encore) fait l’objet d’une décision.
Le verdict sur MyStake est identique à celui des marques précédentes : pas d’agrément ANJ, pas de protection. La mention du blocage initial en 2022 montre aussi que le régulateur agit depuis plusieurs années, sans pour autant avoir fait disparaître l’opérateur.
LeonBet : le record de domaines bloqués
LeonBet détient le record observé du nombre de domaines bloqués parmi les marques les plus discutées : 116 domaines sous le libellé « LEONBET », selon le fichier CSV de l’ANJ. Quelques exemples : leon-bet-casino-france.club, Leon.bet, leon.casino, leon.net, leon1.casino, leon100.bet, et 110 autres. La première décision date du 15 décembre 2023, la dernière du 20 novembre 2025.
Le rythme des décisions (116 domaines sur deux ans) et la variété des suffixes (leon, leon1, leon100, leon-casino-france) traduisent un effort de contournement systématique. Pour le joueur, le chiffre a une utilité concrète : un même opérateur peut se présenter sous des dizaines d’URL différentes, et vérifier qu’on n’est pas sur un site bloqué demande de croiser plusieurs sources.
Le verdict sur LeonBet est sans nuance : 116 domaines bloqués en deux ans, c’est un opérateur dont l’ANJ a documenté l’activité à grande échelle sur le marché français, et qui reste inaccessible via les canaux officiels. Pour un joueur cherchant un « meilleur bonus », l’ampleur du blocage doit peser dans la décision — un opérateur sous pression administrative constante est aussi un opérateur dont la stabilité juridique est faible.
Lucky Treasure : le cas le plus discret
Lucky Treasure ferme la liste avec 7 domaines bloqués, le chiffre le plus bas parmi les marques les plus discutées : justluckytreasure.com, Lucky Treasure, luckytreasurecampaing.com, luckytreasureone.com, luckytreasureslots.com, luckytreasurevip.com, et un dernier. La première décision de blocage date du 14 juin 2023, la dernière du 11 avril 2024, soit dix mois d’activité documentée.
Le suffixe « -slots » sur plusieurs domaines (luckytreasureslots.com, luckytreasurevip.com) confirme le ciblage de la verticale slots — le cœur de l’offre « casino en ligne » que la requête désigne. Lucky Treasure illustre un cas plus discret que LeonBet ou Betify : moins de domaines, moins de durée, mais la même absence d’agrément.
Le verdict sur Lucky Treasure ne diffère pas des autres : pas d’agrément ANJ, pas de protection. La discrétion apparente (7 domaines, dix mois) n’est pas un signe de fiabilité : c’est un signe que l’opérateur n’a pas eu besoin de multiplier ses miroirs pour atteindre sa cible.
Le statut légal d’un bonus de bienvenue proposé depuis l’étranger
L’offre de bonus de bienvenue existe donc en pratique, mais proposée par des opérateurs qui ne sont pas agréés pour toucher des joueurs français sur des jeux de casino. Cette situation a plusieurs conséquences concrètes.
Premièrement, la promotion elle-même n’est pas encadrée par le droit français. Les clauses du bonus (wagering, expiration, mise max, jeux exclus) relèvent des conditions générales de l’opérateur étranger. Le joueur qui les accepte contracte avec une entité située hors du périmètre de l’ANJ.
Deuxièmement, le blocage administratif n’est pas une sanction pénale du joueur : c’est une décision de l’ANJ qui demande aux fournisseurs d’accès à internet français (FAI) d’empêcher l’accès aux domaines listés. Le joueur qui passe par un VPN pour contourner le blocage reste exposé à des complications : la plateforme peut considérer qu’il viole ses conditions, et le contrat reste sans recours effectif devant une juridiction française.
Troisièmement, la publicité pour un site de jeux d’argent non agréé est un délit en France, puni d’une amende pouvant aller jusqu’à 100 000 €. Cette responsabilité pèse sur les éditeurs de sites, les affiliés, et toute personne qui relaie le lien. Pour un joueur, cela signifie qu’aucun acteur de confiance ne recommandera ces sites par un canal public : tout ce qui ressemble à une recommandation est un canal publicitaire, et son économie est celle de l’affiliation, pas celle du conseil.
Les protections dont le joueur français est privé sur ces sites
L’écart entre un opérateur agréé et un opérateur non agréé se mesure en protections concrètes, pas seulement en formalités administratives.
L’interdiction volontaire de jeux (IVJ) est le dispositif national d’auto-exclusion, accessible en ligne, gratuit depuis mai 2026, appliqué sous 72 heures par tout opérateur agréé. Une personne inscrite à l’IVJ ne peut plus ouvrir de compte ni jouer chez un opérateur agréé pendant la durée choisie (minimum trois ans). Sur un site non agréé, l’IVJ n’a aucune prise : le joueur qui s’auto-exclut en France reste exposé s’il bascule vers un casino offshore.
La vérification d’identité est obligatoire chez un opérateur agréé (réquisition KYC renforcée) : pièce d’identité, justificatif de domicile, parfois vérification de la provenance des fonds. Cette procédure a un coût pour le joueur (temps, envoi de documents) mais une utilité : elle limite le blanchiment, elle encadre les retraits, elle donne un recours en cas de litige. Un site non agréé applique ses propres standards, qui peuvent être plus souples — ce qui arrange le joueur pressé, mais le prive de garde-fou.
La médiation de l’ANJ : en cas de litige avec un opérateur agréé, le joueur peut saisir le médiateur de l’ANJ. Ce recours n’existe pas pour un opérateur non agréé : le joueur doit saisir un tribunal éventuellement étranger, avec une exécution de jugement incertaine.
Le contrôle publicitaire et la protection des mineurs : un opérateur agréé est tenu de ne pas cibler les mineurs et de modérer ses messages promotionnels. Un opérateur non agréé applique ses propres règles, et les contrôles français ne s’appliquent pas au contenu hébergé hors du territoire.
Jeu responsable : ce que la mécanique d’un bonus peut déclencher
Le format même d’un bonus de bienvenue pose une question de jeu responsable, indépendamment de sa légalité. Un bonus qui exige un wagering de 35× le dépôt pousse mécaniquement à jouer plus longtemps et plus gros que prévu. Un joueur qui dépose 100 € pour activer un bonus de 100 € sait qu’il doit rejouer 3 500 € avant de pouvoir retirer, ce qui correspond, sur une mise moyenne de 1 € par tour, à 3 500 tours — soit plusieurs heures de jeu concentré.
Cette mécanique est d’autant plus problématique qu’elle vise les nouveaux comptes, c’est-à-dire les joueurs les moins expérimentés. Le bonus crée une obligation de rejouer qui peut déclencher deux comportements à risque : la chasse aux pertes (le joueur rejoue pour atteindre le wagering, même après avoir perdu une partie du dépôt initial) et la prolongation de session (le joueur reste en ligne pour remplir les conditions, au-delà du temps qu’il aurait consacré sans bonus).
Pour un joueur qui se sent concerné, plusieurs ressources existent en France :
- Joueurs Info Service : 09 74 75 13 13 (appel non surtaxé), service d’aide aux joueurs et à leur entourage.
- ADICTEL : association de soutien aux joueurs problématiques.
- SOS Joueurs : autre ligne d’écoute spécialisée.
Ces ressources sont gratuites, confidentielles et accessibles sans passer par un site de jeu. Elles interviennent indépendamment du statut légal du site sur lequel le joueur a joué.
L’alternative légale : ce que les opérateurs agréés proposent réellement
L’absence d’agrément pour les jeux de casino en ligne ne signifie pas absence d’offre de jeu en France. Elle signifie que l’offre légale est restreinte aux trois verticales agréées.
Sur les paris sportifs, les opérateurs agréés (Winamax, PMU, Betclic, Bet365, Bwin, Betsson, Genybet, Netbet, PokerStars Sports, etc.) proposent des « boosts » de cote et des freebets. Un freebet est proche d’un bonus de bienvenue par sa mécanique, mais avec une différence majeure : il ne peut pas être utilisé sur des jeux de casino, et il reste dans le cadre de l’agrément. Les conditions de wagering existent aussi, mais elles sont encadrées et contrôlées par l’ANJ.
Sur les paris hippiques, l’offre se concentre sur PMU, Genybet et quelques autres, avec des mécaniques promotionnelles plus simples et un univers de jeu distinct.
Sur le poker en ligne (jeux de cercle), Winamax, PMU, Betclic, PokerStars, Bwin et quelques autres proposent des freerolls, des bonus de premier dépôt limités au poker, et des tournois accessibles aux nouveaux comptes. Le bonus y existe, mais il est explicitement fléché poker et encadré par l’agrément.
Pour un joueur qui cherche une « offre de bienvenue » et qui veut rester dans le cadre légal français, ces trois verticales sont les seules options. Aucune ne propose un bonus de bienvenue sur machine à sous ou roulette.
L’illusion du « meilleur bonus » et ce qu’elle révèle
Le mot « meilleur » appliqué à un bonus de bienvenue suppose qu’il existe une pluralité d’offres comparables. Cette pluralité existe pour les joueurs français uniquement hors du cadre légal. Comparer ces offres (wagering, plafond, expiration) revient à comparer des produits qui ne sont pas accessibles légalement, ce qui change la nature de la décision : il ne s’agit plus de « quel bonus choisir », mais de « accepter ou non de jouer hors du cadre protégé ».
Cette distinction explique pourquoi les comparatifs de « meilleurs bonus de bienvenue casino » publiés en français sont structurellement incomplets : ils omettent l’élément qui pèse le plus dans la décision — l’absence d’agrément, et tout ce qui en découle pour la protection du joueur. Présenter un bonus de 200 % jusqu’à 1 000 € avec un wagering de 30× comme « le meilleur » revient à mettre en balance un chiffre promotionnel avec un risque juridique et financier que le joueur supporte seul.
Le vrai comparatif est donc entre deux postures : accepter un bonus offshore sans protection, ou se tourner vers les verticales légales françaises sans bonus de bienvenue sur casino. Le choix n’est pas entre deux bonus, il est entre deux régimes de jeu.
Comment vérifier soi-même le statut d’un site
Avant de déposer sur un site qui se présente comme « casino en ligne avec bonus de bienvenue », trois vérifications sont à la portée du joueur.
La première est la consultation de la liste des opérateurs agréés sur le site de l’ANJ. Si le site n’y figure pas, il n’est pas agréé pour proposer des jeux d’argent en France. La liste est publique, mise à jour, et accessible en quelques clics.
La deuxième est la consultation de la liste noire de l’ANJ, disponible également sur le site du régulateur. Si le site figure sur cette liste, son blocage est demandé aux FAI français. Son chargement depuis la France est techniquement empêché, ce qui ne signifie pas qu’il est inatteignable, mais indique clairement le statut administratif.
La troisième est la lecture attentive des conditions générales du bonus. Un wagering élevé (40× et plus), un plafond de retrait bas sur les gains bonus, une mise max par tour restrictive, une expiration courte (moins de 14 jours) sont des signaux qui indiquent un bonus coûteux. Aucun de ces éléments ne rend le bonus illégal, mais ils en précisent le coût réel.
Foire aux questions
Comment obtenir un bonus de bienvenue casino ?
Un bonus de bienvenue casino s’obtient en s’inscrivant sur un casino en ligne et en effectuant un premier dépôt, après avoir coché ou saisi un code promotionnel le cas échéant. En France, aucun opérateur agréé par l’ANJ ne propose ce type de bonus sur des jeux de casino, cette verticale n’étant pas licenciable. Les offres existantes proviennent d’opérateurs non agréés, accessibles uniquement hors du périmètre de blocage administratif.
Comment activer un bonus de bienvenue casino ?
L’activation se fait généralement automatiquement après le premier dépôt, ou via un code à saisir au moment du dépôt. Certains opérateurs exigent une validation manuelle par le service client. Quelle que soit la méthode, l’activation déclenche les conditions de wagering — c’est-à-dire l’obligation de rejouer le bonus un certain nombre de fois avant tout retrait.
Comment utiliser un bonus de bienvenue casino ?
Le bonus est crédité sur le compte joueur et peut être utilisé sur les jeux éligibles. Les conditions précisent les jeux contributeurs (souvent 100 % pour les slots, moins pour la roulette ou le blackjack), la mise maximale par tour, et le délai d’expiration. Sur un site non agréé en France, l’utilisation se fait hors du cadre de l’ANJ, sans médiation possible en cas de litige.
Comment réclamer un bonus de bienvenue casino ?
La réclamation suit les conditions de l’opérateur : inscription, dépôt, saisie d’un code, parfois contact du support. Si le joueur estime que le bonus promis n’a pas été crédité, il doit passer par le service client de l’opérateur, sans recours effectif devant une autorité française pour les opérateurs non agréés.
Comment choisir le meilleur bonus de bienvenue casino ?
Le meilleur bonus n’est pas celui qui affiche le plus gros montant, mais celui dont les conditions sont compatibles avec l’usage réel du joueur. Un wagering de 35× sur 100 € exige 3 500 € de mises, soit plusieurs heures de jeu concentré. En France, ce choix est en plus limité par le statut légal : aucun opérateur agréé ne propose ce type de bonus sur des jeux de casino, ce qui réduit l’arbitrage à une décision entre sites offshore sans protection et verticales légales sans bonus casino.
Un bonus de bienvenue casino est-il disponible légalement en France ?
Non. L’ANJ n’agrée que les paris sportifs, les paris hippiques et le poker en ligne. Les jeux de casino (machines à sous, roulette, blackjack, baccarat) ne sont pas licenciables pour un opérateur privé, donc aucun bonus de bienvenue légal sur casino n’est disponible pour un joueur français. Les offres existantes proviennent d’opérateurs non agréés, dont les sites sont bloqués par décision administrative de l’ANJ.
